| | | | | | | | Audrey | | Laissez vivre les mots | | Administrateur |  |  | | 12339 messages postés |
| Posté le 24-06-2006 à 07:23:55
| Des piles à combustible dans les téléphones mobiles en 2010 Les laboratoires du CEA (Commissariat à l"énergie atomique) Grenoble se targuent dêtre parmi les rares, en France, à progresser sérieusement sur la technologie des micropiles à combustible à hydrogène en vue de leur intégration dans les téléphones portables. Les prototypes et les recherches réalisés à ce jour permettent désormais au CEA davancer des dates de disponibilité et même des prix : ce sera pour 2010 dans les téléphones portables (sans doute avant comme chargeurs de secours) et la cartouche de recharge ne coûtera alors pas plus de 1 au consommateur. Si le CEA Grenoble, au sein du laboratoire Liten, sest orienté très tôt (en 2003) vers la pile à combustible à hydrogène, cest surtout parce que seul ce type de pile lui paraissait présenter des performances potentielles de densité dénergie stockée en rupture avec celle des accumulateurs : le méthanol, par exemple, ne permet de tirer que 20 à 30 mW/cm2 délectrode alors que lhydrogène permet datteindre 200 à 300 mW/cm2. En pratique, seuls quelques centimètres carrés délectrodes micro-usinées en silicium formant un cur de pile plate suffisent pour fournir une puissance de 2 W en continu avec de lhydrogène comme combustible. Mais, bien sûr, il est hors de question de stocker de lhydrogène gazeux ou liquide sous une pression de 600 bars dans un radiotéléphone. Lessentiel du travail du CEA consiste donc, dans le cadre de cette filière, à mettre au point une cartouche (jetable pour éviter toute recharge dangereuse) susceptible de générer "suffisamment" dhydrogène avant dêtre remplacée. Le Liten a décidé de faire générer lhydrogène nécessaire par réaction chimique de leau sur du borohydrure de sodium. Les cartouches prototypes se composent ainsi de deux parties : un réservoir deau et une enceinte contenant de lhydrure. Tant que la pression dans cette enceinte est faible, de leau arrive sur lhydrure, qui dégage alors de lhydrogène. Ce dégagement augmente la pression dhydrogène jusquà une certaine limite bloquant larrivée deau. La réouverture de lalimentation en eau ne sera ultérieurement provoquée que par une chute de pression dhydrogène dans lenceinte, chute due à la consommation de ce gaz par la pile et ainsi de suite. Le dernier prototype de cartouche réalisé a déjà une forme très finie, semblable à celle dun briquet jetable ; mais il est relativement gros : 50 cm3. Il pourrait tout de même être adopté par Nokia vers 2008-2009 sous une forme compacte de 30 cm3, pour faire office, avec la pile, de chargeur de secours. Lensemble réservoir et pile du CEA atteint aujourdhui une capacité massique de 220 Wh/kg. Cest déjà très bien comparé aux 190 Wh/kg des meilleures technologies lithium-ion, surtout si lon tient compte de la recharge presque instantanée que peut apporter léchange de la cartouche réservoir. Mais lobjectif du laboratoire de recherche est de parvenir à 800 Wh/kg dici 2009, soit presque quatre fois mieux. Dans un format intégrable au sein dun radiotéléphone, en 2010 si tout se passe comme prévu, le CEA fait le pari que la cartouche pourra être proposée initialement à 2 , puis rapidement à 1 . (Source : Electronique International Hebdo)
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