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A la RECHERCHE d'un TRÉSOR nazi

Audrey
   Posté le 16-07-2006 à 06:36:44   

(AFP - 14/07/06)
A la recherche d'un trésor nazi dans les sous-sols du château de Zbiroh


Le château de Zbiroh

Chaque semaine, une équipe descend en rappel au fond du puits du château de Zbiroh, une des forteresses tchèques héritées du Moyen Age, et creuse, dans l'espoir de trouver une galerie secrète, un point d'eau ou mieux, le fameux trésor nazi qui alimente la rumeur dans cette région de Bohème.

"On va bien voir ce qu'on trouve", sourit Jaroslav Pacha, l'entrepreneur tchèque qui a racheté le château en ruine en 2001 pour le rénover et le transformer en centre de conférences haut de gamme.
C'est lui qui a recruté une société de sécurité privée, jusque là spécialisée dans les entraînements commando et les missions de gardes du corps, pour explorer les profondeurs du puits creusé à la fin du XIIe siècle.

"C'est un travail pénible et dangereux, personne d'autre ne voulait le faire", assure Martin Drhovsky, le contremaître de Zbiroh qui supervise les travaux de fouille menés dans une petite salle, au sous-sol de l'ancienne forteresse.

En deux ans, les "experts" de la société SCSA Security ont remonté des milliers de seaux de terre, de débris et de gravats divers. Après avoir creusé sur une soixantaine de mètres, ils ont découvert un stock d'armes anciennes, ainsi que des documents nazis sans grande valeur, sans doute jetés là par les SS qui ont occupé le château entre 1943 et 1945 avant la défaite du 3e Reich.

La légende locale, tenace, veut que les Allemands aient laissé derrière eux un trésor quand ils ont fui face à l'avancée des troupes communistes.

"On sait par des témoins qu'un avion nazi a atterri sur l'aérodrome voisin quelques jours avant leur départ, que de grandes caisses ont été débarquées et transportées au château. On sait aussi que les derniers SS se sont enfuis à pied et sans uniforme, sans rien emporter. Depuis, personne n'a retrouvé la trace de ces caisses et personne ne sait ce qu'elles contenaient", explique Jaroslav Pacha.

Quand il se laisse emporter, le patron de Gastrozofin rêve à haute voix de retrouver la "chambre d'ambre", ces précieux panneaux muraux du XVIIIe siècle qui avaient été volés en 1941 par les nazis à Saint-Petersbourg et ont disparu en 1945, dans les derniers soubresauts de la seconde guerre mondiale.

Car au-delà de son puits, le château de Zbiroh recèle des dizaines de souterrains, de caches et de passages secrets construits au fil de son histoire, puis murés par les nazis, par précaution militaire. Et Jaroslav Pacha est sûr que "les caisses nazies sont restées quelque part".

En attendant, l'entrepreneur mise surtout sur le tourisme pour rentabiliser son investissement, d'environ 200 millions de couronnes tchèques (7 millions d'euros) entre le prix d'achat et les travaux.
Pour ce prix, tout a été rénové et repeint, y compris les deux lions qui gardent l'entrée monumentale et le salon décoré par le peintre art-nouveau Alfons Mucha qui séjourna là pendant plusieurs années, à l'époque où le château appartenait à une famille de riches mécènes et avant que les nazis ne s'approprient les lieux pour y installer un centre radio.

Après guerre, Zbiroh revint au ministère tchécoslavaque de la Défense. Rayé des cartes comme tous les bâtiments stratégiques du bloc communiste, il abrita plusieurs unités militaires spéciales dont un centre de détection radar SIGINT, jusqu'en 1994.

C'est environ 10 ans plus tard, au terme d'un processus administratif complexe, que la mairie de Zbiroh a hérité du monument saccagé par les aménagements militaires et délabré par des années d'abandon. Face aux lourdes charges financières, on chercha un acheteur.

"Tout était en ruine", se souvient Jaroslav Pacha avec un sourire. Deux ans de chantier ont donné au bâtiment des allures de grand hôtel international, sans la patine historique des autres châteaux de Bohème.

Situé à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Prague, Zbiroh a ouvert ses portes aux visiteurs l'été dernier, les clients affluent pour des séminaires, des soirées commerciales ou des mariages grand style. Mais les travaux de fouilles restent soigneusement fermés aux regards des curieux.
Simulacre
   Posté le 16-07-2006 à 13:58:28   

Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai pas vraiment hâte que l'on retrouve un "trésor nazi".
Audrey
   Posté le 17-07-2006 à 03:08:50   

Bah, dans la mesure où, dans la plupart des cas, "trésor nazi" correspond à "oeuvres de valeur confisquées à autrui" durant la guerre, je trouve heureux que l'on puisse retrouver de tels "trésors", afin qu'ils soient ensuite rendus à leur(s) propriétaire(s) légitime(s).

Tant de familles ont été spoliées, dépouillées, durant la Seconde Guerre Mondiale, à chaque restitution d'oeuvres confisquées, c'est un peu de justice qui est rétablie en ce bas monde.
Raskolnikov
   Posté le 05-08-2006 à 01:33:36   

Ce serait fabuleux de découvrir des documents nazis pouvant éclaircir des points aujourd'hui peu connus voire inconnus. Vous ne trouvez-pas ?

Message édité le 05-08-2006 à 01:34:02 par Raskolnikov
Audrey
   Posté le 05-08-2006 à 03:13:12   

A quoi fais-tu allusion, Raskolnikov ?
Eisenheit
   Posté le 10-08-2006 à 17:56:45   

Moi je trouve ceci très intéressant.
Non seulement ils peuvent trouver quelque chose en rapport avec les Nazis, mais également des choses bien plus anciennes dans les dédales obscures et sans fin de ce labyrinthe muré...

Un parfait roman pourrait y prendre place, ou encore un jeu de rôles bien mené et bien ficelé...
Audrey
   Posté le 10-08-2006 à 19:44:26   

Personnellement, je reste persuadée que les nazis détenaient (ou plutôt ont confisqué) un certain nombre de documents très anciens. Et je doute que tous aient été retrouvés... Il reste donc certainement des documents très anciens à (re)découvrir dans les antres murées des nazis, je pense.