Sujet :

Des Animaux pour ANTICIPER DANGER ou MALADIE

Audrey
   Posté le 11-01-2007 à 19:30:18   

Anticipation d'un danger ou d'une maladie :
petit tour d'horizon animal

On connaissait déjà les prouesses de nos amis à quatre pattes pour retrouver less victimes des avalanches ou de séismes. Mais des expériences de plus en plus nombreuses prouvent que les animaux peuvent anticiper un danger ou une maladie.



Les "bêtes aux séismes"

D'après les scientifiques, les animaux sentent la venue d'un tremblement de terre. Chevaux piaffant, souris fuyant leurs trous, poules qui grimpent aux arbres, serpents qui foncent droit devant eux, mordant tout ce qui entrave leur fuite...

En Chine, devant l'agitation des poules et des poissons rouges, les autorités font évacuer les personnes en danger de séisme.

Dans un laboratoire de Tokyo, les zoologistes observent des poissons-chats. D'ordinaire tranquilles, ils deviennent agités avant les cataclysmes, séismes, tsunamis, ouragans...




Les canaris au secours des mineurs

Au début du siècle dernier, les mineurs s'entouraient de canaris dans les galeries, et s'en servaient comme systèmede détection précoce.

La grande sensibilité des canaris aux gaz nocifs a permis d'éviter de nombreux accidents, en permettant l'évacuation des ouvriers avant les coups de grisou.

Aujourd'hui, les oiseaux ont été remplacés par une large gamme d'appareils électroniques.




Les poissons antiterroristes

Les killies , une jolie espèce de petits poissons exotiques, longs de 4 cm, font les frais aujourd'hui des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
Dans le cadre du renforcement général aux mesures antiterroristes, le Japon a décidé d'en généraliser l'usage dans les canalisations d'eau, pour détecter toute éventuelle contamination bioterroriste.

L'avantage de ces minuscules animaux serait de pouvoir tirer l'alarme au bout de seulement trois heures, soit 5 fois plus vite qu'un filtre à eau traditionnel.

Les poissons sont directement reliés à un système de surveillance informatique, et le moindre comportement erratique, leur façon de nager en surface, voire leur décès, lancent l'alerte.




Les dauphins soldats à l'assaut des torpilles

Dès 1959, la US Navy aussi bien que l'Union Soviétique ont abondamment utilisé le dauphin en tant que soldat. Des dauphins patrouilleurs ont surveillé les navires américains dans la baie de Cam Ranh pendant la guerre du Vietnam.

Lors du conflit irakien, pas moins de 240 dauphins Tursiops ont été chargés de la surveillance des navires américains. Et des dauphins-démineurs ont été déployés dans le golfe Persique en 2003.

Ces dauphins permettent encore aujourd'hui d'éliminer les mines anti-navires et pièges explosifs sous-marins, qu'ils détectent à l'aide de leur odorat.

On leur apprend à éviter de toucher aux mines lorsqu'ils en rencontrent. Ils nagent jusqu'aux mines, et déposent une balise à une certaine distance.




Les rats détecteurs de mines

Qui ne détestent pas les rats ? Ces animaux qui hantent les égouts peuvent se révéler être les meilleurs amis de l'homme, du moins si l'homme en question vit à proximité d'un champ de mines...

L'idée n'est pas neuve. Des chercheurs ont étudié comment exploiter l'odorat particulièrement fin des abeilles ou des blattes pour détecter les explosifs ; et des chiens sont déjà utilisés pour le déminage.
Mais les rats sont devenus d'incontournables experts en explosif.

Trop légers pour déclencher les mines, ils apprennent aussi plus vite que les chiens, et leur comportement est plus facile à comprendre et à contrôler que celui des insectes.

Ils sont dressés en Tanzanie, au centre de recherches Apopo, une institution caritative belge. Leur apprentissage consiste à détecter l'odeur du TNT, un explosif contenu dans les mines antipersonnel disséminées sur le sol africain.




Les chiens "sniffeurs" de mélanome

Les chiens peuvent-ils faire la différence entre un grain de beauté et un cancer cutané ? C'est ce qu'ont pu constater certains scientifiques.

Sur l'initiative d'un dermatologue américain, le Dr Cognetta, un chien a été entraîné à détecter les mélanomes malins en laboratoire.

L'apprentissage terminé, l'animal a été mis en présence de patients. Seuls certains grains de beauté ont attiré l'attention du chien.
Après analyse, il s'agissait de mélanomes malins précoces.

Ces résultats ont encouragé de nouvelles études aux Etats-Unis et à l'université de Cambridge, notamment sur la formation de "diagnostichien", pour le cancer du poumon, de la vessie et de la prostate.




Le cocker, SAMU des diabétiques

Le cocker anglais serait un véritable glucomètre à pattes, réagissant aux changements d'odeurs occasionnés par le taux de sucre dans le sang.

A la fin de l'an 2000, le British Medical Journal rapporte trois cas de chiens adoptant un comportement étrange en présence de périodes d'hypoglycémie de leur maître.

A partir de ce constat, la fondation Corazon, au Québec, a éduqué un premier "dogteur" en 2003. Paco est devenu un chien d'assistance médicale pour diabétique.

Il a été formé à reconnaître l'odeur de l'haleine ou de la peau qu'un diabétique dégage avant une crise.
Depuis, 3 autres cockers, Jules César, Magnus et Charlot, ont été formés, et des dizaines de demandes sont en attente.
Tous les chiens sont offerts gratuitement.
ThunderLord
   Posté le 14-01-2007 à 15:40:00   

Comme quoi on n'a pas inventé grand-chose, finalement

Pour info, les dauphins tursiops sont également appelés "dauphin commun" car il s'agit de l'espèce la plus représentée. Une des espèces animales les plus évoluées, à l'intelligence bien plus fine que certains primates considérés comme de proches parents de l'homme. Par contre, en dresser des centaines pour en faire des soldats dans nos petites guerres anthropocentristes, quand leur espèce est déjà mise en danger par le fait de nos activités industrielles... C'est vraiment à la limite du pardonnable.