Sujet :

Quand les reines accouchaient en public...

Audrey
   Posté le 06-03-2009 ŕ 19:26:50   

Quand les reines accouchaient en public...


Marie-Antoinette et ses enfants
(Tableau d’Elisabeth-Louise Vigée-Lebrun -1786-1787)

Sous l'Ancien Régime, l'intimité, connaît pas ! C'est ainsi que les reines avaient "l'insigne privilège" d'accoucher en public !

En effet, au XVIIe siècle, on craignait tellement que le nouveau-né soit substitué par un autre, qu'on imposait aux souveraines un accouchement en public !

Dès les premières douleurs, ministres, ambassadeurs, membres de la famille royale, frères, cousins et même domestiques, tous se précipitaient dans la chambre pour assister à l'heureux événement. Un vrai spectacle ! Le chancelier, au pied du lit, était chargé d'identifier l'enfant.

En 1778, le premier accouchement de Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI, fit salle comble. Il y avait tellement de curieux dans la pièce que la pauvre reine ne pouvait plus respirer. Il fallut ouvrir les fenêtres.

On comprendra alors pourquoi, après avoir connu un premier accouchement en public, les reines de l'Ancien Régime avaient à coeur de ne pas renouveler l'expérience dans les mêmes conditions. L'astuce consistait alors à donner l'alerte le plus tard possible, afin que le roi n'ait le temps de prévenir personne...


Petite anecdote supplémentaire : savez-vous de quelle manière Marie-Antoinette annonça sa grossesse au Roi ? Tout simplement en lui déclarant :
"Je viens, Sire, me plaindre d'un de vos sujets assez audacieux pour me donner des coups de pieds dans le ventre"...
ThunderLord
   Posté le 08-03-2009 ŕ 17:37:13   

Un tout p'tit peu malsain malgré tout non ?

Mais la manière dont la dame annonce l'évènement à son époux, ça c'était pas mal
cocotruc
   Posté le 08-03-2009 ŕ 18:37:25   

Ouais, on mourrait aussi en public


(et on faisait popo aussi!)
LK
   Posté le 09-03-2009 ŕ 09:52:21   

On n'avait pas encore les caméras comme aujourd'hui, plus il y avait de monde, meilleur était le souvenir
Audrey
   Posté le 09-03-2009 ŕ 19:06:57   

Dans de telles circonstances, je ne pense pas que la principale intéressée considère ces moments comme un bon souvenir... bien au contraire (et on la comprend !). Même s'il est vrai que la notion d'intimité n'était guère mise en avant à l'époque, on aurait pu espérer un "petit minimum" tout de même, pour un tel évènement.