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 Les Archives françaises du film : une collection

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   Posté le 26-07-2009 à 14:55:36   Voir le profil de ThunderLord (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à ThunderLord   

Les Archives françaises du film : une collection unique, jalousement gardée



Bandes de films en nitrate conservées aux Archives Françaises du Film au Bois-d'Arcy, le 20 juillet 2009.


Fondées par André Malraux en 1969, les Archives françaises du film qui fêtent à l'automne leurs 40 ans, protègent des ravages du temps 100.000 oeuvres datant parfois de l'enfance du cinéma, dans une forteresse gardée jour et nuit à Bois d'Arcy (Yvelines).

Lors des journées du Patrimoine les 19 et 20 septembre, cinéphiles et curieux pourront parcourir ce site de 5 hectares, manipuler un film ancien et se voir expliquer les étapes de sa restauration.

Explorée par des chercheurs du monde entier, la collection des Archives, composée pour moitié de films de fictions, longs ou courts, et pour moitié de documentaires, est l'une des cinq plus belles au monde.

On y trouve les premières productions des frères Lumière, inventeurs du cinématographe en 1895, ou celles de Pathé, Gaumont, René Château ou Eclair.

Elles sont enfermées dans 226 cellules anti-incendie en béton, conçues pour accueillir 400 tonnes de pellicules en nitrate de cellulose ou "film flamme", interdites dans les années 1950, car très inflammables.

"Si le feu prenait on ne pourrait pas l'éteindre, mais la trappe au plafond permet d'évacuer le souffle de la combustion et le béton des murs coupe-feu résiste deux heures", explique Patrick Khafif, responsable de la sécurité.

Trois entrepôts, hauts blocs de métal gris où la température ne dépasse jamais 12°C renferment eux, les films sur supports plus récents.

Placées sous la tutelle du Centre national de la cinématographie (CNC), les Archives sont nées de la volonté de l'Etat de conserver un patrimoine cinématographique unique, réuni par Henri Langlois, l'un des fondateurs de la Cinémathèque française, institution privée et au départ rivale, née en 1936.

"Nos capacités de conservation des films sont quasiment uniques au monde, aux Etats-Unis elles sont financées par des mécènes ou des fondations, mais ici elles sont assurées à 100% par les pouvoirs publics", explique à l'AFP Boris Todorovitch, directeur du patrimoine cinématographique.

Outre la construction des bâtiments de stockage dont s'inspirent aujourd'hui l'Arménie ou la Chine, l'inventaire et le classement des collections ont été l'une des premières tâches menées aux Archives françaises du film.

"Pendant des décennies on a amassé les films en secret dans ce blockhaus inaccessible, surveillé par de féroces gardiens. On ne savait pas vraiment ce qu'il y avait ni au juste qui avait déposé des films", s'amuse M. Todorovitch.

En septembre 1990, le ministre de la Culture Jack Lang a lancé, en présence du cinéaste-collectionneur américain Martin Scorsese, un plan de sauvegarde et de restauration des films anciens.

Elaboré par la conservatrice de l'époque, Michelle Aubert, il a permis de sauver quelque 15.000 films en pellicule nitrate - soit 13 millions de mètres - en voie de décomposition.

Et chaque année, 2.000 oeuvres sont montrées au public, avec l'accord des ayants droit, par les cinémathèques et les festivals.

"Aujourd'hui les films qui posent problème sont ceux des années 1970 car des défauts d'émulsion entraînent des pertes de couleurs", explique M. Todorovitch.

Depuis une loi de 1977 instaurant le dépôt légal pour les films, calqué sur celui des livres, les Archives accueillent une copie de chaque film français ou étranger sorti en salles - environ 20.000 à ce jour.

Et si la numérisation des collections a été lancée ces dernières années, elle pose de nouveaux défis : quatre à cinq fois plus onéreux à conserver que la pellicule photochimique, les fichiers numériques s'altèrent rapidement.

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Source : AFP via Actu Live

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